Chiffrement vs Cryptage : comment faire la différence et mieux sécuriser vos données ?

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Melvin Fernandez
Melvin Fernandez

La cybersécurité est un univers où chaque terme compte, et la distinction entre « crypter » et « chiffrer » cristallise souvent les débats.

En français, « chiffrer » renvoie à une opération précise : transformer un message en clair en un message codé grâce à un algorithme cryptographique et à une clé adaptée. L’objectif est de rendre le contenu incompréhensible pour quiconque ne dispose pas de la clé de déchiffrement.

« Crypter » est quant à lui fréquemment considéré comme un anglicisme, dérivé du terme anglais « to encrypt ». Malgré son utilisation répandue dans le langage courant et même dans certains milieux professionnels, il n’en reste pas moins que la forme officiellement recommandée demeure « chiffrer ».

Les institutions francophones (comme l’ANSSI en France) et les experts académiques soulignent régulièrement cette nuance, afin de préserver la cohérence du vocabulaire et de respecter la tradition cryptographique.

Il est vrai qu’à première vue, parler de « cryptage » plutôt que de « chiffrement » peut sembler anodin. Pourtant, derrière ces mots se dissimule un enjeu de crédibilité et de rigueur technique. Lorsqu’on évoque des pratiques de cybersécurité, l’emploi du terme « chiffrement » indique la connaissance d’un processus mathématique bien défini, encadré par des protocoles standardisés (AES, RSA, ECC, etc.) et reconnu par la communauté scientifique.

De plus, les textes législatifs et réglementaires se réfèrent presque exclusivement au « chiffrement » : le RGPD, les normes ISO27001 (on en parlait dans un précédent article) ou encore les directives gouvernementales abordent toujours la question des données protégées par un mécanisme de chiffrement. L’uniformité terminologique dans ces documents permet d’éviter les ambiguïtés juridiques et de favoriser une compréhension commune entre les différents acteurs : ingénieurs, juristes, responsables de la sécurité des systèmes d’information et auditeurs.

D’un point de vue pratique, le chiffrement se situe au cœur de la sécurité numérique moderne. Les protocoles TLS, SSH ou IPsec, par exemple, reposent sur des algorithmes de chiffrement symétrique ou asymétrique pour assurer la confidentialité et l’intégrité des données échangées. Cette protection est essentielle pour lutter contre l’espionnage industriel, les vols de données personnelles ou les attaques de type man in the middle.

Employer le terme « chiffrement » reflète donc une réelle maîtrise de ces concepts. Pour les professionnels, cette précision linguistique peut renforcer la crédibilité lors de présentations, de formations ou de la rédaction de rapports techniques. À l’inverse, multiplier les références au « cryptage » risque parfois de donner l’impression d’une approche moins experte, bien qu’il soit entendu et utilisé par la plupart des interlocuteurs.

Dans un contexte de sensibilisation, les RSSI (Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information) ont tout intérêt à insister auprès de leurs collaborateurs sur l’importance du vocabulaire. Cette sensibilisation contribue à créer une culture de la sécurité plus solide et cohérente : un employé correctement formé saura que les documents et les communications qu’il manipule sont « chiffrés », et non « cryptés », lorsqu’ils bénéficient d’une protection conforme aux standards de la cryptographie.

Ce soin linguistique n’est pas un simple détail de forme : il véhicule un message important quant à la portée technique et aux mécanismes mis en œuvre pour protéger les données. L’utilisation systématique de « chiffrement » soutient une approche rigoureuse et s’aligne sur la terminologie officielle, ce qui facilite également l’adoption des bonnes pratiques au sein des équipes.

En définitive, ce qui peut sembler être un débat purement linguistique renvoie à une réalité technique et réglementaire. « Crypter » est certes compris de tous, mais « chiffrer » emporte l’adhésion des experts et favorise un usage aligné sur les textes législatifs et les normes internationales. Dans l’univers de la cybersécurité, où la fiabilité et la justesse des propos sont essentielles, cette distinction n’est pas un détail, mais bien un marqueur de professionnalisme et de cohérence.

À vous de faire votre choix !

On a utilisé @Leonardo.ai pour générer notre image de couverture.
Prompt : Une femme tient dans sa main deux pilules une rouge et une bleue, on voit le buste de la femme de manière rapprochée avec ses deux mains qui présentent les pilules mais on ne voit ni son visage ni en dessous de sa ceinture.

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